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11 septembre 2019
L’étude d’impact du projet Énergie Saguenay - Appliquer le principe de précaution à l’évaluation environnementale

Travailler avec le principe de précaution : nous sommes tous inquiets quant à l’avenir du béluga

Comme toutes les activités humaines présentes ou futures dans l’habitat essentiel du béluga, incluant le passage des bateaux de croisières, les activités d’observation des mammifères marins, le trafic permanent des traversiers à l’embouchure du Saguenay et l’ensemble de la navigation sur le Saint-Laurent, les navires de GNL Québec peuvent constituer un risque potentiel au rétablissement du béluga.

Nous aussi, nous sommes inquiets quant à l’avenir du béluga. Il ne fait donc aucun doute que l’état précaire de sa population doit être considéré dans l’évaluation environnementale du projet, en s’appuyant notamment sur le principe de précaution. 

Ceci milite pour davantage de recherche scientifique et, en parallèle, le déploiement de mesures visant à préserver cette espèce emblématique, ce à quoi l’équipe d’Énergie Saguenay souscrit totalement. Nous avons un engagement ferme à contribuer dans le transport maritime durable. Tel que la ministre déléguée au Transport et responsable de la Métropole et la région de Montréal, Chantal Rouleau l’a annoncé hier, la création d’un comité scientifique sur la question va dans le même sens que nos engagements et nous allons assurément collaborer à ces travaux ainsi qu’à d’autres initiatives du genre. À ce propos, nos prochaines actions parleront haut et fort! Pour en savoir davantage sur le comité mis en place sur la question de la développement durable, cliquez ici 

Une étude d’impact sérieuse

Le 20 août dernier, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (depuis peu renommée l’Agence d’évaluation d’impact du Canada) déposait une première demande d’information sur l’étude d’impact du projet Énergie Saguenay. Certains ont voulu voir, dans cette démarche, une critique envers la valeur de l’étude d’impact environnemental, voire une remise en question de sa qualité.

À titre d’initiateur du projet, ayant eu recours à des scientifiques et à des experts reconnus mondialement pour mener cette étude d’impact dans les règles de l’art, nous sentons une obligation morale de nous inscrire en faux contre cette interprétation. À cet égard, nous devons souligner qu’il est non seulement normal, mais imminemment souhaitable que les experts gouvernementaux formulent et partagent des commentaires, questions et préoccupations aux initiateurs de projets, afin de permettre, à l’issue de l’exercice, la meilleure évaluation possible des impacts appréhendés sur l’environnement.

Au fil des ans, notre consultant WSP, a participé à des centaines d’évaluations environnementales pour de grands projets industriels, non seulement au Québec et dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais partout sur la planète. Nonobstant la constance de la rigueur appliquée dans la réalisation de ces évaluations, qui s’étend souvent sur plusieurs années, il y a toujours des questions et des demandes de détails supplémentaires qui sont posées par les analystes à la suite de leur examen des rapports déposés. Demandes auxquelles nous devons nous appliquer avec autant de rigueur et de diligence à répondre.

Nous avons toujours eu la conviction que cela est sain et souhaitable. En bref, les questions sont gages d’un processus où les experts font leur travail et où toutes les parties en sortent gagnantes.

Des amalgames dangereux

Aussi, certains journalistes, en tentant de broder une courtepointe, ont repris des éléments de questions formulées à GNL Québec, quant au transport maritime et à ses impacts sur les mammifères marins et plus particulièrement le béluga. Un article journalistique en particulier pouvait laisser présumer que GNL Québec et son consultant WSP avaient fait preuve d’un laxisme gênant et intolérable sur la question. Pourtant, l’Agence concluait aussi, dans sa demande d’information, que

« la méthodologie utilisée et les résultats présentés dans le rapport pour l’évaluation des effets du bruit lié au transport maritime sont généralement raisonnables et bien rapportés. »

Il importe de souligner que l’incertitude scientifique entourant la question de l’impact du transport maritime sur les bélugas rend son évaluation complexe, de là la nécessité et la valeur ajoutée d’un processus d’échanges transparent et évolutif entre les experts gouvernementaux et ceux de GNL Québec et son consultant.

Nous encourageons toutes les parties intéressées au projet Énergie Saguenay à consulter les documents déposés, afin de contribuer activement et objectivement au processus d’évaluation environnementale du projet et d’en améliorer l’examen.

De notre côté, nous continuons avec la même rigueur et la même détermination à bonifier et améliorer le projet Énergie Saguenay sur une base continue afin de remplir notre vision d’établir un nouveau standard au sein de notre industrie.