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6 janvier 2020
L’emplacement stratégique de GNL Québec au cœur de la transition énergétique

Le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) connait un essor constant depuis quelques années. Dans un contexte de transition vers des sources d’énergies moins polluantes, le gaz naturel demeure la seule source d’énergie fossile qui continuera d’afficher une croissance d’ici les prochaines décennies. Pourquoi? Notamment parce que cette transition vers des énergies plus propres et renouvelables ne peut se faire sans une source complémentaire qui vient pallier leur intermittence, confirmait récemment l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport annuel.

À titre d’exemple, le tableau suivant montre précisément comment le GNL a servi à combler les baisses de production de l’éolien et du solaire durant l’année 2017 en Espagne.

Ainsi, quand Dame nature collabore, les centrales au gaz sont moins employées. Et celles-ci prennent le relais si jamais les besoins en énergie dépassent ce que les énergies 100% renouvelables peuvent fournir à une période donnée.

En somme, lors des creux de production des renouvelables, notamment pour des raisons météorologiques, le GNL peut être regazéifié rapidement pour fournir une énergie stable, peu coûteuse et sécuritaire et 50% moins émettrice de CO2 que le charbon, ou 30% moins émettrice que le pétrole, en plus de n’émettre pratiquement pas de particules polluantes dans l’air, ce qui permet d’assurer la fiabilité et la sécurité des réseaux, tout en maximisant les impacts positifs pour l’environnement.

Ce portrait de l’Espagne (voir tableau), qui est soit dit en passant parvenue à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% entre 2018 et 2019 en remplaçant le charbon par du gaz naturel pour sa production électrique, démontre un autre aspect de la compétitivité du projet Énergie Saguenay : sa proximité avec le marché européen.

Comme le rapportait Ici Radio-Canada Saguenay au début du mois de décembre, GNL Québec a confirmé être en discussion avec des clients en Espagne, en Allemagne et en Pologne afin d’y exporter une partie de son GNL produit dans l’usine la plus performante au monde en matière d’émission de GES en raison de son alimentation à 100% à l’hydroélectricité et du climat froid de la région. En comparaison, l’usine de Saguenay émettra 85% moins des GES qu’une usine semblable construite aux États-Unis. Cela se traduit par des émissions de 421 000 tonnes de GES par année, qui seront toutes compensées en raison de l’engagement d’Énergie Saguenay d’opérer une usine carboneutre.

Comme le GNL transporté par méthanier peut être acheminé partout dans le monde, des négociations sont également en cours avec des pays d’Asie dont la Chine, qui devrait supplanter le Japon pour le titre de plus grand importateur de GNL au monde dès 2022.

Le continent asiatique dans son ensemble est aussi appelé à consommer la majeure partie des stocks supplémentaires de GNL qui seront mis sur le marché d’ici 2035. La croissane de la production de GNL devrait atteindre 3,6% par année d’ici là, et 95 % de cette nouvelle production prendront la route de l’Orient.

 

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*Source du tableau : Royal Dutch Shell