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12 février 2021
Le gaz naturel et le gaz naturel liquéfié, des énergies clés dans le monde d’après pandémie

Déjà, toutefois, les experts internationaux de ces enjeux sont en mesure de tirer des conclusions, de dresser des constats et de prévoir les tendances pour les années à venir.

Et les éléments pointent tous vers la même direction : le gaz naturel, et particulièrement le gaz naturel liquéfié, vont continuer à jouer un rôle crucial et très stratégique dans la reprise économique mondiale et dans un contexte d’accélération de la lutte contre les changements climatiques.

Et dans ce contexte, ce sont les projets de GNL (et de gaz naturel) les plus innovants et les plus sobres en carbone, comme le complexe carboneutre de liquéfaction Énergie Saguenay, qui seront les mieux placés pour se démarquer et profiter de la relance.

 

GNL : des données encourageantes

En 2020, les analyses préliminaires des experts de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) démontrent que la demande mondiale de gaz naturel sous toutes ses formes a diminué de 4% en raison de la crise sanitaire, bien moins que le charbon et le pétrole qui ont chuté respectivement de 8 % et de plus de 50%, selon les modes d’utilisation. Cela s’explique naturellement par le fait que le gaz naturel, au contraire du pétrole, est essentiellement utilisé pour le chauffage, la chaleur industrielle et la production d’électricité.

Toutefois, la demande mondiale pour le GNL, elle, a augmenté de 3% malgré la baisse globale de la demande d’énergie liée à la pandémie, et certains pays comme la Chine ont vu cette croissance être de 12%.

Pourquoi?

Parce que le GNL est facile à transporter sécuritairement, qu’il est facile à stocker et qu’il est flexible d’utilisation parce que son transport nécessite des infrastructures moins lourdes que d’immenses réseaux de gazoducs terrestres. Ainsi, le GNL a été employé un peu partout sur la planète pour stabiliser les réseaux de production locaux, appuyer l’émergence des énergies renouvelables tout en palliant leur intermittence et répondre efficacement à des demandes en énergie changeantes en raison des impacts du COVID-19. Cela s’est vu notamment en Europe et en Asie dans la deuxième moitié de l’année 2020 quand des enjeux météorologiques (grand froid, peu de vent et de soleil) ont réduit la production d’électricité solaire et éolienne à peau de chagrin, forçant même les sociétés de gestion du réseau à demander à leurs utilisateurs de réduire leur consommation, car même l’apport massif de gaz naturel ne pouvaient plus subvenir au manque de production. Cet enjeu était d’autant plus exacerbé que ces différents pays commencent leur sortie du charbon ce qui réduit considérablement la production d’électricité pilotable pour pallier à l’intermittence des énergies éoliennes et solaires.

Le GNL a joué un rôle tellement important sur les marchés énergétiques l’an dernier que l’Agence internationale de l’énergie a qualifié, dans un rapport d’analyse portant sur l’impact de la crise sanitaire sur l’énergie en 2020, le GNL d’énergie « clé » pour la sécurité et la stabilité des marchés du gaz naturel et de l’énergie à l’échelle mondiale.

Et, justement, les atouts du GNL et principalement sa flexibilité, font en sorte que cette source d’énergie va continuer à se démarquer sur les marchés pour les années à venir, à mesure que les énergies renouvelables vont poursuivre leur croissance et que la demande pour l’utilisation du pétrole et surtout le charbon, ennemi numéro 1 du climat, diminuera.

Pour l’année 2020, selon les premiers rapports de l’AIE, la demande mondiale de charbon a diminué de 8%, et le pétrole de plus de 57% dans le seul secteur du transport de biens et de marchandises.

Les énergies renouvelables, elles, ont vu la demande mondiale croître de plus de 1,5 %, en dépit de la pandémie et de la baisse généralisée de la demande énergétique, une excellente nouvelle. Ceci s’explique notamment par la contractualisation de la production électrique renouvelable, qui, similairement à la production de GNL, passe par des contrats dits « take-or-pay » obligeant donc le client à intégrer cette production dans son système, qu’ils en aient besoin ou non.

 

Perspectives 2021 : le gaz naturel et le GNL en demande

Évidemment, l’année qui s’amorce sera grandement influencée par les progrès de la vaccination contre la COVID-19 et par la relance économique qui suivra. Cela étant, l’AIE, dans ses plus récentes prévisions, estime que la demande mondiale de gaz naturel devrait croître de 3% en 2021, principalement porté par la croissance des besoins énergétiques de pays en émergence, notamment en Asie et en Afrique, et par les stratégies agressives de sortie du charbon de pays comme la Chine et l’Inde, qui misent sur le gaz naturel comme source d’énergie stable et complémentaire à ses projets d’énergie renouvelables solaires, éoliennes et à l’hydroélectricité afin de sortir du charbon.

En 2020, la Chine, est demeurée le principal consommateur de cette énergie polluante au monde avec une consommation, selon les données compilées par l’Agence internationale de l’énergie, de 3814 millions de tonnes, soit l’équivalent de l’émission de 7750 millions de tonnes de GES, en plus des émissions de particules polluantes dans l’air, soit 10 fois plus que les émissions totales de GES du Canada au complet. L’AIE évalue que la consommation de charbon en Chine, l’un des marchés visés dans le cadre du projet Énergie Saguenay, devrait croître de 1.6% en 2021 pour atteindre 3875 Millions tonnes de charbon.

Dans ce contexte, la demande mondiale de GNL devrait suivre la même tendance et croître de 3% annuellement en moyenne dans les prochaines décennies. D’ailleurs, les prix du GNL ont connu un intéressant rebond atteignant des prix encore jamais atteints notamment en Asie, à la fin de 2020, qui témoigne de l’attrait de cette énergie, et de son rôle dans le mix énergétique.

Et, le projet Énergie Saguenay de GNL Québec dispose de plusieurs atouts pour se démarquer de la concurrence et profiter de la fenêtre d’opportunité qui se profile sur les marchés.

Comment Énergie Saguenay se distingue ?            

Grâce à l’utilisation d’hydroélectricité propre et renouvelable et au climat froid du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le complexe de liquéfaction émettra, en effet, 84% moins de GES qu’une usine similaire située aux États-Unis.

Le complexe Énergie Saguenay sera aussi carboneutre via un engagement ferme qui permettra au surplus de décupler les retombées économique, sociales et environnementale du projet.

Par ailleurs, le gaz naturel qui sera liquéfié par GNL Québec provient à 100% de l’Ouest canadien, où il est produit dans un environnement rigoureux et encadré par des normes parmi les plus sévères au monde.

Ces avantages font du GNL d’Énergie Saguenay le gaz naturel liquéfié présentant le meilleur bilan carbone disponible sur les marchés sur l’ensemble de son cycle de vie, une distinction qui représente un avantage concurrentiel majeur sur les marchés comme en témoigne les négociations commerciales en cours.

 

 

Sources :

https://www.iea.org/reports/gas-2020

https://www.iea.org/reports/lng-market-trends-and-their-implications

https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2020/natural-gas#abstract

https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2020/coal#abstract

https://www.iea.org/news/the-covid-19-crisis-highlights-lng-s-key-role-in-global-natural-gas-security

https://www.iea.org/reports/global-gas-security-review-2020

https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2020/oil#abstract

https://www.iea.org/reports/gas-2020/2021-2025-rebound-and-beyond