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25 septembre 2019
Le gaz naturel, complément d’avenir aux énergies renouvelables

À compter de 2026, le gaz naturel sera la première source d’énergie employée dans le monde, devant le pétrole. En 2039, la capacité de réception et de traitement du gaz naturel liquéfié aura doublé afin de répondre à la demande croissante pour cette énergie. Et, dans un contexte de transition énergétique et de lutte contre les changements climatiques, l’avenir appartient aux projets énergétiques axés sur les percées technologiques et la saine gestion des émissions de gaz à effet de serre qu’ils génèrent.

Voilà les trois grandes conclusions dressées par la réputée firme norvégienne DNV-GL, spécialisée dans les enjeux énergétiques et environnementaux, dans un rapport spécifiquement dédié au rôle du gaz naturel dans la transition énergétique d’ici à 2050.

Ce rapport, disponible ici, présente de nombreux faits saillants qui confirment le rôle clé que peut jouer le projet Énergie Saguenay dans un portrait énergétique en pleine transformation, et le rôle majeur joué par le gaz naturel dans la lutte contre les changements climatiques.

Le gaz naturel, une énergie en plein essor
Selon l’analyse de DNV-GL, la demande mondiale pour le gaz naturel va croître de façon continue jusqu’en 2033, avant de se stabiliser. Dès 2026, la demande pour le gaz naturel va supplanter celle pour le pétrole. La demande pour le gaz naturel va demeurer forte jusqu’en 2050. Selon les analystes, à la fin de 2050, le gaz naturel et les énergies issues du pétrole représenteront 29% du mix énergétique mondial, au lieu de 54% en 2017, en raison de l’essor des énergies renouvelables.

Des perspectives prometteuses pour le gaz naturel liquéfié
Les prévisions de DVN-GL font état d’un quadruplement de la demande pour le gaz naturel liquéfié (GNL) pour la période allant de 2017 à 2050, portée par une utilisation croissante du GNL dans les transports routiers et maritimes (Voir ce blogue, ici) et par la montée en force des énergies renouvelables.

Le gaz naturel, un allié à l’énergie renouvelable
Le rapport pose un constat clair et sans équivoque sur le rôle du gaz naturel dans la lutte contre les changements climatiques et la réduction des gaz à effet de serre (GES) : « À titre d’énergie fossile présentant la moins forte empreinte carbone, le gaz naturel va jouer un rôle crucial en continuant à remplacer le charbon, qui a atteint un sommet de consommation à l’échelle mondiale en 2014. Le gaz naturel va continuer à assurer la sécurité et la stabilité énergétique nécessaires pour appuyer le déploiement des énergies renouvelables, et à être la source énergétique de choix pour assurer l’approvisionnement énergétique en période de pointes ou de demandes imprévues.

Une demande en constante progression en Asie…
Selon l’étude, la demande pour le gaz naturel va croître au cours de l’ensemble de la période étudiée, soit jusqu’en 2050, en Asie et en Afrique, continents où la demande en énergie et en électricité sera en pleine explosion en raison de la hausse du niveau de vie. En Europe, la demande sera appelée à atteindre un plateau, mais en raison des baisses d’exploitations gazières sur ce continent, les besoins en importations demeureront importants.

…Et particulièrement en Chine!
Les prévisions des experts indiquent que le développement des énergies renouvelables est appelé à devenir un pilier du mix énergétique de la Chine d’ici 2050, compte tenu des politiques en place afin de favoriser la transition vers des énergies plus sobres en carbone et de lutter contre la pollution de l’air. Malgré tout, 43% de l’énergie employée en 2050 dans ce pays sera constituée d’un mélange de charbon, de pétrole et de gaz naturel, le gaz naturel étant la source d’énergie la plus utilisée des trois.
« La direction prise par la Chine consiste définitivement à se diriger vers des énergies plus propres, dans une perspective où les coûts de ces énergies doivent être concurrentiels », écrivent les analystes.

La transition énergétique ne suit pas un modèle unique
« Nos prévisions démontrent qu’il n’existe pas qu’une seule trajectoire pour réaliser la décarbonisation du mix énergétique mondiale. Une combinaison de sources d’énergies sera toujours nécessaire pendant la période analysée », écrivent les auteurs du rapport. Une illustration claire que si des régions riches en hydroélectricité comme le Québec n’ont pas nécessairement besoin de gaz naturel pour appuyer leur processus de transition, il n’existe pas un modèle unique qui fonctionne partout, mais bien autant de modèles de transition énergétique qu’il existe de pays.

L’avenir est aux projets innovants
Selon l’analyse, les prochaines années appartiennent aux projets énergétiques qui seront innovants sur le plan de la gestion des émissions de gaz à effet de serre (GES) et innovants sur le plan technologique. Les projets réussis seront, dans ce contexte, ceux qui auront une plus faible empreinte carbone, miseront sur l’économie circulaire et la récupération de la chaleur et du CO2. Alimenté à l’hydroélectricité et engagé dans une approche de carboneutralité, le projet Énergie Saguenay s’inscrit comme un précurseur de cette tendance. Le rapport sur l’atteinte de cet objectif réalisé par la Chaire en éco-conseil de l’UQAC, disponible ici  comprend justement des pistes de réflexion intéressantes concernant l’utilisation du CO2 du complexe.

Le gaz naturel pourrait changer
DNV-GL souligne que la provenance du gaz naturel consommée dans le monde est appelée à changer au cours des prochaines décennies, avec l’émergence de gaz naturel issu des résidus forestiers ou des procédés de biométhanisation. Justement, une des pistes de solutions vers l’atteinte de la carboneutralité identifiée par la Chaire en éco-conseil de l’UQAC consiste à explorer cette piste au Québec, qui dispose d’un immense potentiel de biomasse forestière.