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23 décembre 2019
Le Canada, futur leader mondial du GNL

La demande mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL) est en pleine expansion et le Canada, qui pourrait devenir un joueur majeur avec l’ajout du projet piloté par GNL Québec et quelques projets majeurs dans l’Ouest, dispose d’un atout que les autres pays exportateurs n’ont pas.

Cet avantage, c’est un gaz naturel abordable, extrait selon les normes environnementales les plus strictes de l’industrie et, dans le cas d’Énergie Saguenay, du procédé de liquéfaction le moins émissif au monde en vertu de l’alimentation à l’hydroélectricité de son usine et du climat froid dans laquelle elle opèrera, ce qui fera en sorte que le complexe émettra 85% moins de GES qu’une usine américaine comparable, en plus de son ferme engagement à être carboneutre.

Ce constat particulièrement intéressant concernant la place du Canada sur l’échiquier mondial du GNL, a été émis par l’ancienne directrice de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Maria van der Hoeven, qui était de passage à Calgary en novembre dernier.

Lors de cette rencontre, l’ex-ministre des Affaires économiques des Pays-Bas s’est adressé aux médias canadiens au sujet des projets d’usines de liquéfaction en gestation au Canada et de l’opportunité pour le pays d’exporter une énergie moins émettrice de GES qui pourrait remplacer le charbon et le pétrole beaucoup plus polluants ailleurs dans le monde.

Car le fait est que le Canada n’a actuellement qu’un seul client potentiel pour son gaz naturel : les États-Unis. Et le géant américain, situé au sud de la frontière, exploite depuis quelques années ses vastes ressources de gaz de schiste, un gaz beaucoup plus polluant et émetteur de GES que le gaz canadien.

Afin d’ouvrir de nouveaux marchés, des projets comme celui d’Énergie Saguenay à l’est, ou celui de LNG Canada à l’ouest, doivent permettre de nouveaux débouchés pour le gaz naturel extrait en Alberta et en Colombie-Britannique, exporté sous sa forme liquide.

«Le Canada a une bonne réputation et je crois que pour plusieurs pays d’Asie, il deviendra important de savoir d’où vient le gaz, combien il coûte, mais aussi comment il est produit», a d’ailleurs indiqué Mme Van der Hoeven, tel que le rapporte cet article publié sur le site du quotidien Vancouver Sun.

Cette réputation dont parle l’ex-directrice de l’AIE sera d’autant plus crédible pour ce qui est du projet d’Énergie Saguenay.

Le fait d’être la première usine de liquéfaction d’importance au monde à être alimentée avec de l’énergie hydroélectrique propre deviendra un argument supplémentaire pour les clients déjà soucieux de réduire leurs émissions de GES en utilisant le GNL plutôt que du charbon ou du mazout pour alimenter des centrales électriques par exemple, ou encore des procédés industriels pour lesquels une source de chaleur thermique est essentielle.

En résumé, la fenêtre d’opportunité pour le Canada est bien réelle. La construction du projet Énergie Saguenay doit se mettre en branle dès 2021 en vue d’une entrée en service en 2025.

Dans un monde où les énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire prendront, avec raison, une place toujours plus grande dans le mix énergétique mondial au fur et à mesure que la transition s’effectue à des rythmes qui diffèrent selon les pays, la place du gaz naturel demeure indéniable. L’AIE le prédit, peu importe le scénario retenu dans son World Energy Outlook 2019.

Une occasion à saisir pour le Saguenay?Lac-Saint-Jean

La demande énergétique mondiale devra être comblée d’une manière ou d’une autre et le gaz canadien sera extrait. Aussi bien le faire via le meilleur projet de liquéfaction actuellement en développement, et profiter des retombées majeures qu’Énergie Saguenay entraînera pour la région et pour le Québec, dans un contexte d’utiliser à l’échelle mondiale la bonne énergie, à la bonne place, et au bon moment.

Rappelons qu’en phase de construction, 6000 emplois directs et indirects seront créés, et que les retombées économiques atteindront 600 M$ par année pendant 4 ans. Par la suite, lors de l’opération de l’usine, ce sont de 250 à 300 emplois directs qui demeureront au Saguenay, et que les retombées économiques annuelles atteindront 807 M$.

Avec un investissement estimé à 9G$, le projet Énergie Saguenay est le plus gros projet privé de l’histoire du Québec, en plus d’être l’occasion pour la région de diversifier et de stimuler son économie pour les prochaines décennies.

Pour en savoir plus sur le projet Énergie Saguenay, vous pouvez visionner ce vidéo explicatif disponible en ligne.

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