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8 mai 2020
L’Allemagne mise plus que jamais sur le gaz naturel … et réduit ses émissions de GES !

Les effets des politiques d’abandon du charbon se font de plus en plus sentir dans le secteur énergétique en Europe, et c’est l’Allemagne, première économie du Vieux-continent, qui en est l’exemple le plus frappant.

Entre leur désir de fermer toutes leurs centrales au charbon d’ici 2038 pour se tourner rapidement et massivement vers les énergies renouvelables intermittentes, et leurs réels besoins en énergie, les Allemands constatent qu’il est impossible de se passer d’une source de production d’électricité fiable, facilement accessible et disponible au besoin. Leur solution est simple : se tourner vers le gaz naturel. 

Historiquement le plus grand consommateur de charbon d’Europe, l’Allemagne a mis en place un plan pour passer massivement aux énergies renouvelables (solaire, éolien ou biomasse) afin de faire décroître ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Le pays tire aujourd’hui jusqu’à 46% de son énergie à partir des renouvelables, mais constate également que l’intermittence de ces énergies rend pratiquement impossible de se passer du charbon pour alimenter ses centrales.

Pour se rapprocher de son objectif de réduction des GES tout en respectant sa promesse de sortir du charbon, explique le site spécialisé Transition et énergies, la stratégie de l’Allemagne consiste à se passer progressivement des centrales au charbon et de les remplacer par des centrales au gaz naturel, une énergie fossile qui émet 50% moins de GES en plus de n’émettre pratiquement aucune particules fines associées à la pollution de l’air.

Preuve que cela fonctionne, en 2019, cette stratégie a permis à l’Allemagne de réduire de 6 M de tonnes ses émissions de GES !

Tout comme c’est le cas dans la plupart des pays dans le monde qui, à l’instar du Québec, ne peuvent compter sur l’hydroélectricité pour pourvoir à leurs besoins énergétiques, une source d’énergie dite «pilotable» comme le gaz naturel demeure essentielle à la sécurité des réseaux électriques nationaux tant qu’il ne sera pas technologiquement et économiquement possible de stocker massivement l’énergie issue du solaire ou de l’éolien.

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