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24 janvier 2020
Énergie Saguenay : un projet à l’avant-garde

Dans un nouveau rapport, présenté en marge du Forum économique mondial de Davos, l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) appelle l’industrie gazière internationale à «en faire plus» pour lutter contre les changements climatiques notamment en adoptant des pratiques innovatrices visant à réduire les émissions de GES à la source.  

Eh bien, c’est en plein ce que GNL Québec propose de faire avec son projet Énergie Saguenay, qui deviendra la référence mondiale en matière de complexe de liquéfaction de gaz naturel, émettant 84 % moins de GES qu’une usine comparable grâce à son alimentation en hydroélectricité et au climat froid du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Lors de sa présentation, à Davos, le directeur général de l’AIE, Fatih Birol, s’est montré sans équivoque à ce sujet : la « tâche principale » de l’industrie est de réduire son empreinte environnementale opérationnelle. Un argument clé que l’on peut lire dans le rapport rendu public dans la foulée de sa présentation.

L’une des solutions évoquées dans ce rapport concerne précisément l’industrie du gaz naturel liquéfié, et au premier plan le projet Énergie Saguenay.

En effet, l’Agence propose aux joueurs de l’industrie d’intégrer de l’électricité «à faibles émissions de carbone» aux nouvelles usines de GNL en développement dans le monde.  

Voilà qui démontre comment se démarque le projet Énergie Saguenay à l’échelle mondiale avec l’hydroélectricité utilisée pour son alimentation, une première dans l’industrie pour une usine de cette envergure qui est susceptible de faire de la région et du Québec des vitrines technologiques.

Émissions de méthane

Une autre mesure citée dans le rapport de l’AIE concerne l’importance de réduire les émissions de méthane dans l’atmosphère liées à l’exploitation du gaz naturel.

Le fait est que le Canada est justement un leader en la matière grâce à des normes qui visent à maintenir le niveau de ces émissions au plus bas possible. Déjà, en 2018, le gouvernement fédéral avait mis en place un resserrement des normes entourant les émissions fugitives, normes qui sont entrées en vigueur le 1er janvier dernier.

Puisque le projet piloté par GNL Québec repose en grande partie sur des infrastructures neuves et à la fine pointe de la technologie, et comme il entrerait en service en 2025, soit après l’entrée en vigueur des nouvelles normes canadiennes, le taux d’émissions fugitives — validé par l’analyse de cycle de vie du projet réalisée par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) —, a été estimé à moins de 1 % sur l’ensemble de la chaîne du gaz naturel canadien qui sera liquéfié à l’usine Énergie Saguenay.

Ce taux de fuite fugitive rend la substitution du GNL au charbon et au pétrole nettement positive en termes d’émission de GES. En comparaison, il faudrait atteindre un taux d’émission 15 fois plus élevé pour prétendre que le gaz naturel est moins performant que le charbon pour alimenter une centrale électrique, par exemple.

Conformément à sa vision d’établir un nouveau standard dans l’ensemble de ses pratiques, GNL Québec travaillera avec les meilleurs représentants de l’industrie afin de travailler concrètement à réduire les émissions de méthane à toutes les étapes de la chaîne de valeur du gaz naturel.

En matière de gestion des et de réduction des émissions fugitives, le projet Énergie Saguenay se positionne donc également permis les leaders mondiaux.

Compensation des GES

De plus, GNL Québec s’est engagé à opérer une usine entièrement carboneutre en compensant les 421 000 tonnes de GES émises par son usine chaque année, ce qui serait là aussi une première mondiale dans l’industrie.

Pour y arriver, plusieurs avenues sont présentement à l’étude, telles que les technologies de capture du carbone, de récupération et de valorisation de la chaleur ou encore par l’exploration des opportunités offertes par le gaz naturel renouvelable à base de biomasse forestière, une expertise qui pourrait se développer au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Priorité aux meilleurs projets!

Dans un contexte où les énergies renouvelables sont appelées à prendre une place de plus en plus importante dans le mix énergétique mondial, le rôle du gaz naturel est crucial pour permettre de pallier l’intermittence des sources d’énergie comme le solaire et l’éolien et pour satisfaire des besoins industriels pour lesquels ces énergies ne peuvent suffire. C’est le cas notamment en métallurgie, dans le traitement des minerais et dans la production de verre et de céramique, pour lesquels une source de chaleur thermique intense est requise.

Le gaz naturel possède également l’avantage d’être 50 % moins émetteur de GES que le charbon, et 30 % moins que le pétrole, en plus de n’émettre pratiquement pas de particules fines qui contribuent à la pollution de l’air dans des pays en forte croissance comme l’Inde et la Chine.

Ainsi, alors que la demande pour le gaz naturel est appelée à continuer à croître, il est bon de se rappeler que tous les projets de gaz naturel ne sont pas égaux et que la priorité doit être accordée aux meilleurs projets. Ceux qui permettent le mieux de contribuer la lutte contre les GES et aux changements climatiques, comme le projet Énergie Saguenay.

 

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Source photo : International Energy Agency