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1 décembre 2020
Carboneutralité : un engagement précurseur d’Énergie Saguenay

Le gouvernement du Canada a publié il y a quelques semaines les grandes lignes de son plan d’évaluation stratégique des changements climatiques, plan qui décrit notamment les barèmes auxquels seront soumis les projets énergétiques qui verront le jour au pays d’ici 2050. En novembre 2020, le gouvernement canadien a précisé encore davantage sa vison afin d’atteindre cet objectif en déposant un projet de loi, dont les grandes lignes sont disponibles ici.

Parmi ces exigences, le gouvernement demandera aux promoteurs d’avoir un plan crédible pour atteindre la carboneutralité de leurs activités d’ici 2050, date à laquelle le pays souhaite afficher une économie entièrement carboneutre.

Chez GNL Québec, l’objectif, tel que nous clairement réitéré dans le cadre des travaux publics du BAPE, est encore plus ambitieux. Notre vision est claire : nous visons à compenser la totalité des émissions de gaz à effet de serre (GES) émise par notre futur complexe de liquéfaction de gaz naturel. Cela représente l’objectif de compenser 421 000 tonnes annuellement de GES.

Un tel engagement représente une première mondiale dans l’industrie du gaz naturel liquéfié (GNL) et il sera rendu possible d’abord grâce à notre alimentation 100% à l’hydroélectricité québécoise, combiné au climat froid du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Cet avantage unique nous permet déjà de construire une usine de GNL qui émettra 84% moins de GES qu’une usine équivalente aux États-Unis.

En plus, cette vision fera d’Énergie Saguenay un précurseur en la matière puisque l’usine doit entrer en opération en 2026, soit  près de 25 ans avant ce que prévoit le plan déposé par le gouvernement fédéral.

Pour y arriver, plusieurs avenues sont présentement à l’étude, telles que les technologies de capture du carbone, de récupération et de valorisation de la chaleur ou encore par l’exploration des opportunités offertes par le gaz naturel renouvelable à base de biomasse forestière, une expertise qui pourrait se développer au Saguenay–Lac-Saint-Jean et contribuer à sa diversification économique.

Le gaz naturel possède également l’avantage d’être 50 % moins émetteur de GES que le charbon, et 30 % moins que le pétrole, en plus de n’émettre pratiquement pas de particules fines qui contribuent à la pollution de l’air dans des pays en forte croissance comme l’Inde et la Chine.

Analyse de cycle de vie

Dans son plan stratégique, le Canada demandera également aux promoteurs de projets d’envergure de fournir une évaluation des GES en amont.

Encore là, GNL Québec a pris les devants en confiant le mandat au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de produire une analyse de cycle de vie du projet qui démontre que le projet Énergie Saguenay pourrait contribuer à éliminer annuellement jusqu’à 28 millions de tonnes de CO2 dans le monde en déplaçant des sources d’énergies plus polluantes comme le charbon ou le pétrole.

Sur ce point, le gouvernement canadien confirme dans son plan stratégique qu’il tiendra compte de ce facteur afin d’évaluer la validité des projets en développement.

«Un projet qui favorise le remplacement d’une énergie à fortes émissions à l’étranger par de l’énergie à faibles émissions produite au Canada pourrait être considéré comme ayant une incidence positive», peut-on lire dans le compte rendu du plan, disponible en ligne en suivant ce lien.

Ainsi, alors que la demande pour le gaz naturel est appelée à continuer à croître à travers le monde, il est bon de se rappeler que tous les projets de gaz naturel ne sont pas égaux et que la priorité doit être accordée aux meilleurs projets. Ceux qui permettent le mieux de contribuer la lutte contre les GES et aux changements climatiques, comme le projet Énergie Saguenay.

Dans le contexte de la relance économique à venir, le Canada peut jouer un rôle majeur à l’échelle internationale en contribuant à réduire les émissions globales de GES grâce au secteur du GNL.

Dans un entretien avec le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol le 22 juillet dernier, le ministre des Ressources naturelles du Canada, Seamus O’Regan s’est d’ailleurs prononcé sur l’importance du secteur de l’Énergie dans la relance économique à venir, incluant celui du gaz naturel.

L’entrevue complète est disponible ici.

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