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3 juin 2019
Bilan des GES du projet Énergie Saguenay : Une mise au point nécessaire, un engagement à la transparence

Bilan des GES du projet Énergie Saguenay : Une mise au point nécessaire, un engagement à la transparence

Chez GNL Québec, nous accordons la plus grande importance à la science et à la communauté scientifique. Nous accordons également la plus haute importance au débat public qui se fait dans le respect des points de vue de chacun et sur des bases factuelles et véridiques. Comme initiateur de l’un des plus grands projets d’investissement privé de l’histoire du Québec, nous avons la responsabilité d’informer convenablement les citoyens et de répondre aux préoccupations en toute transparence. C’est ce que nous nous efforçons de faire depuis le lancement du projet il y a maintenant près de cinq ans.

C’est en souhaitant respecter les plus hauts standards et en voulant bonifier le projet initial que, dès le départ, nous avons souhaité la participation du plus grand nombre à l’élaboration de celui-ci. En ce sens, nous avons mis en place trois comités : le comité de suivi avec les Premières Nations, le comité consultatif pour le complexe de liquéfaction de gaz naturel et le comité consultatif élargi sur le transport maritime. C’est dans ce souci de rigueur que dans plusieurs aspects du projet nous nous adjoignons les services de scientifiques et d’experts réputés à travers le monde. C’est ce qui nous a motivés lorsque nous avons confié le mandat au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) afin de produire une analyse de cycle de vie et également lorsque nous avons mandaté la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi, pour soutenir notre démarche visant la carboneutralité de notre usine de liquéfaction de gaz naturel.

Nous prenons la plume, aujourd’hui, car il est dommage que des promoteurs d’une lettre ouverte voulant recueillir l’appui de la communauté scientifique aient lancé leur initiative sous de mauvaises prémisses.

Laisser parler la science en comptabilisation des GES

D’abord les promoteurs de la lettre mentionnent que l’impact du projet sur l’augmentation des GES dans le monde sera de 7,8 millions de tonnes. L’interprétation de cette donnée n’est pas factuelle. Le projet, si l’on considère les émissions en aval et en amont de l’usine, ne génèrerait pas 7,8 millions de tonnes de GES. Le CIRAIG, lui-même, qui a produit l’analyse de cycle de vie ne cautionne pas cette affirmation. Ce chiffre n’est pas lié aux impacts des activités d’Énergie Saguenay. Il tient plutôt compte de l’ensemble des GES qui ont été produits ou se produiraient même si le projet Énergie Saguenay n’existait pas en lien avec les activités d’extraction et de traitement du gaz naturel, de transport et de production d’électricité, ainsi que de la construction de toutes ces infrastructures à travers les années passées.

L’usine génèrerait 421 000 tonnes de GES, ce qui représenterait une augmentation de 1% du bilan des GES du Québec. Cette évaluation figure en toutes lettres dans le rapport.  Mais, notre projet, grâce à un engagement de compensation par des mesures crédibles,  atteindra la carboneutralité, n’ajoutant aucun GES au bilan québécois.

Tenter d’associer au bilan des émissions directes du projet des GES indirects déjà générés, par exemple dans la construction des barrages hydroélectriques du Québec et dans les réseaux de conduites actuelles représente une prémisse erronée qui n’est pas appuyée par la science de la comptabilisation des GES.

Les émissions fugitives bel et bien comptabilisées

Aussi, contrairement à ce qui a été communiqué, l’analyse de cycle de vie tient compte des émissions fugitives survenant lors de l’extraction. Ainsi, les conclusions de l’étude sont claires : l’usine Énergie Saguenay émettrait 84 % de moins de GES qu’une usine de sa catégorie aux États-Unis. De plus, si nous placions le projet dans sa juste perspective internationale, en tenant compte des scénarios de ventes actuels et selon une projection conservatrice, la production de l’usine d’Énergie Saguenay contribuerait à réduire les émissions de GES de 28 millions de tonnes par année en substituant le charbon et le pétrole utilisé en Europe et en Asie. De plus, notre usine serait carboneutre par le biais de mesures crédibles identifiées par des experts de la question.

Travailler avec la meilleure science

Nous sommes conscients qu’il reste beaucoup de travail à faire pour diminuer les impacts de notre projet notamment en ce qui concerne le transport maritime. Nous nous préoccupons grandement de la question de la cohabitation marine. Un chapitre complet de notre étude d’impact porte d’ailleurs sur cette question. Le bruit est un des facteurs ciblés par les recherches scientifiques en matière de rétablissement du béluga c’est pourquoi nous travaillons actuellement avec des scientifiques et des experts afin d’identifier et de mettre en place des mesures et des pratiques appelées à faire école ici et ailleurs dans le monde.

Nous sommes déterminés à faire du projet Énergie Saguenay un exemple en matière de processus d’acceptabilité sociale et de réduction des impacts sur l’environnement. Nous croyons en l’apport de la communauté dans le développement du projet et nous sommes déterminés à agir avec transparence et à suivre avec rigueur toutes les étapes du processus d’approbation de notre projet par les gouvernements Nous exprimons le souhait que le débat entourant notre projet soit appuyé sur la meilleure science. Nous avons l’opportunité ici au Québec d’avoir dans le CIRAIG une chaire de recherche de réputation internationale qui fait avancer la science en termes de comptabilisation des GES.  Pourquoi la dénigrer?