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4 mai 2020
Après COVID-19 : pourquoi le projet Énergie Saguenay est en position pour se démarquer

La priorité des citoyens et des gouvernements demeure toujours, et avec raison, la gestion de la pandémie de COVID-19.

Néanmoins, il commence à être de plus en plus question, dans l’espace public, de la relance économique et du retour à une situation plus normale.

Ainsi, dans un contexte où la crise mondiale actuelle continue d’avoir des impacts importants sur les marchés de l’énergie, des questions se posent concernant les perspectives entourant le projet Énergie Saguenay, notamment alors que les prix du gaz naturel sont bas.

Nous vous invitons dans ce blogue à faire le point sur la situation, sous forme de brèves questions et réponses. Vous y découvrirez pourquoi le projet Énergie Saguenay demeure pertinent pour l’essor économique du Québec et du Saguenay­–Lac-Saint-Jean, et comment il se positionne avantageusement pour profiter de la relance économique à venir sur les marchés mondiaux de l’énergie.

 

Quels sont les impacts à court terme de la pandémie de COVID-19 sur le projet?

Comme pour tous les projets en développement et pour l’ensemble des secteurs de l’économie, des PME aux plus grandes multinationales, la pandémie de la COVID-19 a forcé le ralentissement des activités de GNL Québec et le travail à distance est devenu la norme pour tous les employés.

La pandémie a entraîné à la mi-mars le report de la première partie des audiences publiques du BAPE, une étape cruciale dans l’avancement du processus d’approbation et d’obtention des autorisations nécessaires au démarrage du projet estimé à 9 milliards de dollars.

En dépit de la situation, le siège social de GNL Québec à Saguenay demeure « virtuellement » fort actif. Par exemple, le travail de développement de l’ingénierie se poursuit, de même que les processus de bonification du projet et le travail sur le plan de carboneutralité du complexe.

 

Les bas prix actuels du gaz naturel mettent-ils en péril le projet?

Non.

D’une part, il faut savoir que la réalisation d’un projet comme celui de GNL Québec prend entre 10 et 12 ans et repose sur des réalités de marchés à long terme. Le projet Énergie Saguenay vise une entrée en opération pour 2025, moment où, selon les experts internationaux de l’énergie, la demande pour le gaz naturel, et surtout le gaz naturel liquéfié (GNL), sera en forte hausse. Les infrastructures en place ne suffiront plus à ce moment à satisfaire les besoins du marché. Ce jeu structurel d’offre et de demande à long terme n’est pas affecté par la pandémie actuelle.

D’autre part, des prix compétitifs du gaz naturel et du GNL sur les marchés mondiaux, dans une perspective de décarbonisation de l’énergie, ne sont pas forcément négatifs.

En effet, c’est un jeu d’équilibre délicat.

Du gaz naturel ou du GNL offert sur les marchés à un prix accessible par rapport au charbon peut accélérer la tendance mondiale à remplacer cette énergie malheureusement abondante et très peu chère à travers le monde, particulièrement dans les pays émergents, où les besoins en électricité à faible coût, fiable et de base sont en croissances, notamment pour accompagner le développement des énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolien étant intermittentes et non stockables, le gaz naturel est la meilleure énergie de complément afin d’assurer la stabilité des réseaux. De ce fait, du gaz naturel à tarif concurrentiel rend ces réseaux encore moins coûteux à déployer.

C’est donc positif.

De plus, du GNL à prix attrayant va accélérer son utilisation dans le transport maritime et routier, et devient encore plus concurrentiel dans des usages industriels pour lesquels l’électricité et les énergies renouvelables ne peuvent pas répondre aux besoins.

Dans ce contexte, les projets les plus concurrentiels et les plus innovants, comme le projet Énergie Saguenay, sont les mieux positionnés à l’échelle mondiale.

Il est aussi à noter que le marché du GNL est très particulier et qu’environ 80 % de la production provenant des infrastructures de liquéfaction est vendu à l’intérieur de contrats à long terme afin de sécuriser l’approvisionnement et les différents financements. Cette particularité fait donc que le marché du GNL est moins affecté par les fluctuations des prix du marché que le pétrole, par exemple.

 

Le gaz naturel a-t-il une place dans la décarbonisation de l’énergie mondiale dans «l’après-COVID-19»?

Absolument.

Juste avant le déclenchement de la pandémie, environ 40 % de l’électricité mondiale provenait du charbon, et on comptait encore plus d’un milliard de citoyens sans accès à l’électricité.

En Europe et dans de nombreux pays asiatiques, le gaz naturel jouait déjà un grand rôle dans la production d’électricité, notamment en assurant la stabilité de la production issue des énergies renouvelables intermittentes.

Le gaz naturel liquéfié (GNL) jouait aussi un rôle de plus important à titre de carburant dans le transport maritime et dans le remplacement du charbon ou du pétrole dans les usages industriels nécessitant une flamme comme en métallurgie ou dans le traitement de minerais essentiels par exemple dans la fabrication de panneaux solaires.

Ces tendances demeurent à moyen et long terme, lorsque les économies mondiales reviendront proches de leur fonctionnement historique. Les experts mondiaux de l’énergie prévoient donc que la demande pour le gaz naturel sera de nouveau en forte hausse, au premier plan afin de supplanter le charbon et le pétrole dans le but de produire de l’électricité fiable plus sobre en carbone et dans un accompagnement accru des énergies renouvelables.

Il apparaît même probable de croire que dans le nouveau contexte d’après pandémie, les différents États souhaitent accélérer leur transition énergétique respective et miser de plus en plus sur l’électrification des transports.

De plus, les besoins en électricité des citoyens qui n’ont pas encore accès à ce service essentiel devront toujours être comblés. Donc, si les marchés sont, à court terme, moins favorables, à moyen et long terme, la demande mondiale demeurera forte et des projets aux fondamentaux solides et innovants comme Énergie Saguenay y trouveront une place de choix.

Voir entre autres, (en anglais) : https://asiatimes.com/2020/04/unexpected-opportunity-for-natural-gas/ et en français, cet article sur le projet LNG Canada en Colombie-Britannique, qui n’est pas menacé à long terme par la pandémie et la diminution temporaire actuelle des prix du marché.

 

Comment le projet Énergie Saguenay se démarquera-t-il de la concurrence dans des marchés mondiaux de l’énergie en réajustement après la pandémie?

En raison de ses caractéristiques fondamentales solides et de son approche innovante.

Ces éléments, qui sont inscrits dans l’ADN du projet Énergie Saguenay, lui permettent déjà — et lui permettront toujours — de se démarquer sur les marchés et auprès des clients potentiels.  

Grâce à l’utilisation d’hydroélectricité pour alimenter le processus de liquéfaction du gaz naturel, une première mondiale pour un complexe de notre envergure, et au climat froid de la région, l’usine Énergie Saguenay émettra 84 % moins de GES qu’une usine comparable située aux États-Unis.

Nous nous sommes également engagés à opérer un complexe carboneutre, une autre première dans l’industrie. Ces initiatives nous permettront d’offrir le GNL le plus durable sur le marché, un avantage majeur alors que plusieurs clients potentiels d’envergure à travers le monde commencent à faire du calcul des GES émis dans toute la chaîne de production, un critère décisionnel pour choisir les fournisseurs auprès de qui s’approvisionner.

À ceci s’ajoutent les règles environnementales très sévères au Canada. Ces règles encadrent l’exploitation du gaz naturel et la qualité des processus d’évaluation et d’autorisation des projets énergétiques et ajoutent à la crédibilité du projet Énergie Saguenay sur le plan environnemental et social.

Par ailleurs, le projet Énergie Saguenay offre des coûts d’investissements très compétitifs en raison notamment de la qualité du site de la zone industrielle du Port de Saguenay, de la profondeur de l’eau à proximité de la rive, de la présence d’une main d’œuvre locale spécialisée en matière de grands chantiers industriels ainsi que la présence de nombreux entrepreneurs expérimentés.

De plus, l’usine sera située 40 % plus proche des marchés européens stratégiques que ses principales concurrentes, tout en étant avantageusement située par rapport aux marchés en émergence en Asie, comme l’Inde.

Cette combinaison de caractéristiques permet au projet Énergie Saguenay de se démarquer et d’être très bien positionné sur les marchés à l’occasion de la prochaine relance économique mondiale.

C’est sans compter l’injection massive, à court, moyen et long terme, d’argent privé neuf dans notre économie et des retombées économiques directes et indirectes majeures au Saguenay–Lac-Saint-Jean, au Québec et au Canada tout en agissant concrètement pour lutter contre les émissions de GES à la grandeur du globe.

 

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